Comité Français des Barrages et Réservoirs

Technologie des barrages

Les barrages zonés sont d’une conception bien plus récente et moderne que les barrages simples en terre. Ils séparent les fonctions principales dans des matériaux distincts :

  • une zone centrale, appelée noyau, assure le rôle d’étanchéité. Placée au cœur du remblai, elle est constitué de matériaux argileux, imperméable. Le noyau est généralement d’épaisseur variable, plus épais à la base à cause des pressions interstitielles plus fortes. Il peut être vertical ou incliné ;
  • des recharges à l’amont et à l’aval du noyau en zone centrale, apporte la fonction de stabilité. Ces massifs plus perméables que le noyau sont réalisés en enrochements, ou en terre plus grossière.

Coupe de princpe d'un barrage zoné

Pour éviter que les particules fines d’argile ne migrent dans les recharges sous l’effet des pressions d’eau qui règnent dans l’ouvrage et donc ce prémunir contre des phénomènes d’érosion interne, le noyau est entouré de couches filtrantes. On utilise pour cela des matériaux dont la granulométrie spécialement étudiée est intermédiaire entre la taille très petites des grains d’argile et les grains bien plus grossiers des recharges. Plusieurs de filtres successifs peuvent être nécessaires.

Coupe d'un barrage à noyau central

Le plus grand barrage du monde, Nurek au Tadjikistan, est un barrage en remblai zoné qui atteint 300 mètres de hauteur : la Tour Eiffel presque noyé sous une « montagne » en enrochements ! Le record aurait dû être détenu par le barrage de Rogoun dans le même pays et qui devait atteindre 335 m. Le record français appartient au barrage de Grand’Maison dans ’Isère avec 140 mètres de hauteur. Le volume considérable de matériaux à mettre en place a imposé l’ouverture de carrières spéciales, un découpage des recharges avec plusieurs types de remblai.Il est suivi de près par celui de Serre Ponçon.

Coupe du barrage de Grand'Maison

JPEG - 304 ko
Barrage de Grand’Maison